Festival de Saint-Denis

Il y a dans la vie des rencontres essentielles et presque magiques : c’est un peu notre histoire avec le Festival de Saint-Denis.

Au commencement, il y avait un magnifique projet porté en 2014 par la compagnie La Chambre aux échos : la création française de la version de chambre de La Passion de Simone de Kaija Saariaho − remercions ici Oscar Zepeda-Arias, qui a été à l’origine de cette connexion avec le Festival de Saint-Denis − et qui fut le succès que l’on sait.  Cimenté par la démarche didactique effectuée par le metteur en scène Aleksi Barrière et le chef d’orchestre Clément Mao – Takacs dans de nombreux établissements scolaires du territoire, ce projet a été un formidable moment de partage et d’émotion culminant avec la création française de l’œuvre en présence de la compositrice.

Et puis l’envie de poursuivre cette collaboration s’est cristallisée à travers plusieurs rencontres entre la directrice du Festival, Nathalie Rappaport, son équipe, et le directeur musical de SECESSION ORCHESTRA, Clément Mao – Takacs.

Et nous voilà lancés en 2015 dans une aventure incroyable à la fois originale (à la découverte de musiques canadiennes et américaines classiques, romantiques et modernes), pédagogique (pas moins de six concerts pédagogiques, pour toucher près de 1700 jeunes, et une série de masterclasses dirigées par Clément Mao – Takacs), et flirtant avec le cross-over (musiques de films américains et canadiens), dans le cadre du volet MÉTIS du Festival.

Bref, un défi comme nous les aimons, qui nous a permis d’inscrire à notre répertoire des œuvres inédites et passionnantes (Lavallée, Gagnon, Dett…) et de les faire découvrir à différents publics, d’interpréter avec énergie des variations sur des musiques de films d’Howard Shore ou James Horner (revisitées par les compositeurs Davor Branimir Vincze et Caroline Marçot, ainsi que par Clément Mao – Takacs). Surtout, cela a été l’occasion de porter la musique en différents lieux (de la Philharmonie de Paris à la Légion d’Honneur à Saint-Denis, en passant par Villetaneuse ou le CRR 93) avec le même engagement, la même énergie et le même plaisir, pour célébrer ensemble le métissage et la découverte ; et, encore une fois, c’est une forme de communion entre SECESSION ORCHESTRA et les publics qui a eu lieu : l’enthousiasme et la simplicité de l’orchestre et de son chef pour raconter et interpréter ces musiques canadiennes et américaines ont été ressentis par tous et notamment par les jeunes et leurs enseignants dans le cycle de concerts pédagogiques (cf. presse).

Tout cela a été rendu possible par la confiance que nous a témoignée la direction du Festival de Saint-Denis, le dialogue constant qui s’est établi entre nous, et l’accompagnement dans chaque étape avec gentillesse et bonne humeur de l’ensemble de l’équipe du Festival. C’est donc tout naturellement que SECESSION ORCHESTRA s’est installé en résidence au Festival de Saint-Denis, et nous pourrons bientôt vous annoncer les prochains projets que nous développons ensemble : des projets ambitieux artistiquement et marqués au sceau de ces valeurs humanistes autour desquelles nous nous retrouvons, qui nous permettront à la fois de poursuivre nos projets symphoniques et notre collaboration, si précieuse, avec la compagnie La Chambre aux échos, aussi bien dans le cadre somptueux de la Basilique-Cathédrale qu’au sein de la Légion d’Honneur ou sur le territoire.

Et comme nous, SECESSION ORCHESTRA, avons toujours choisi de cheminer à notre guise, en suivant notre instinct artistique et notre éthique, vous aurez compris que si nous nous sentons si bien, au Festival de Saint-Denis, c’est parce qu’il y a décidément dans la vie des rencontres magiques et essentielles !