Tressaillir • Frissonner • Exciter • Frémir • Trembler

Samedi 7 décembre 2013 – 16h
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre
Komives : Thriller ; Liszt : Sonate (transcription pour 15 instruments à vents de J. Komives)
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d’effets.
Alain, Les Idées et les âges

Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient
Charles Baudelaire, Le Crépuscule du matin

Composé en 1989 pour 15 instrumentistes à vents, Thriller est une des œuvres essentielles de la production du compositeur d’origine hongroise Janos Komives (1932-2005).

Son titre prend sa source dans la fascination du compositeur pour le genre cinématographique éponyme “made in Hollywood”, dont il offre un équivalent à travers une « succession en cascade “d’effets”, de “frissons” et d’autres “coups de théâtre” provoqués (cela va de soi), par des moyens musicaux ». Le compositeur souligne « l’ordonnancement formel de la composition, lequel, avec ses “fondus-enchaînés”, ses “flash-back”, ses “fadings”, ses “cuts”, secs et insolites, ses “citations” en clins d’œil nostalgiques ou complices, doit beaucoup aux différentes technique de montage utilisées par le cinéma ».

Janos Komives s’amuse ici avec les codes, climats et atmosphères du cinéma noir, jouant du mystère inhérent à ce genre si particulier, puisque la dédicace même (– pour Tiltaque -)  recèle une énigme et un secret hermétique pour tout autre que les initiés…

Trois ans plus tôt, Janos Komives osait orchestrer la Sonate de Liszt pour 15 instruments à vents, et dans un bref texte, répondait à la question Pourquoi orchestrer la Sonate en si mineur ? :

« La question est justifiée. L’entreprise semble insensée, dérisoire, – sans parler de la témérité qu’elle suppose… Cependant, la Sonate de Liszt possède indiscutablement une dimension symphonique, que ses exégètes n’ont jamais manqué de souligner. Sa démesure formelle, sa tendance à vouloir dépasser les limites instrumentales du piano, ses liens d’inspiration manifestes avec la Faust-Symphonie composée à la même époque (1852/53) ne font que corroborer cette constatation. Des éléments d’ordre plus personnel doivent pourtant compléter la réponse à la question initiale. 

Mes premiers balbutiements sur un clavier ont été guidés par un professeur, qui était l’élève de Liszt. Plus tard, j’ai appris l’essentiel de ce que je sais de la Musique, sous son nom et littéralement à ses pieds : à l’Académie F. Liszt de Budapest, dans cette salle n° 10, dont les portes-fenêtres donnent directement sur une terrasse, où se dresse sa statue haute d’un étage entier. La fréquentation ultérieure et constante de ses œuvres symphoniques et précisément de cette Faust-Symphonie dont la fascination n’est pas prête de me quitter, m’ont peu à peu révélé toute l’intensité de mon admiration devant le musicien et devant l’homme, que certaines affinités de circonstance ne font qu’approfondir.

Un jour ou l’autre, je devais rencontrer la Sonate…1986, avec le centenaire de la mort de Liszt était l’occasion. (…) Faisant fi de la moue prévisible des esthètes frileux, je me suis attelé à ce travail avec une passion et une joie, qui m’ont surpris, moi-même. 

J’attends le verdict, j’attends la réponse : fallait-il donc orchestrer la Sonate en si-mineur ? Certes, les censeurs, les maîtres-penseurs de notre monde sectaire et avide « d’authenticité » acceptent mal les orchestrations, transcriptions et autres arrangements, toujours suspects, toujours condamnables, – comme si leur univers étriqué pouvait quelque chose contre une pratique aussi vieille que la musique elle-même ! Là encore l’exemple de Liszt me guide : Seul compte le résultat ! Seul, le jugement du public est authentique ! »

Ce geste d’amour envers une figure tutélaire – geste audacieux, et ô combien lisztien ! – révélait à la fois la maîtrise d’un orchestrateur remarquable, et sa capacité à faire jaillir de l’original pour piano tout ce qui s’y trouve en germe, à commencer par la dimension symphonique, la variété des couleurs, la diversité des plans et des voix. Mais surtout, cette orchestration met en valeur la qualité synthétique de cette Sonate, à la fois creuset musical entre passé et futur, et répertoire de formes musicales –  variation, fantaisie, sonate et poème symphonique… Entre les échos des fugues de Bach ou le souvenir des accents de l’Egmont beethovénien, et les chorals wagnériens voire mahlériens de la “musique de l’avenir” dont Liszt sera l’un des hérauts, la Sonate se révèle comme le grand Œuvre musical par excellence : une tentative de tout contenir, de réunir l’espace et le temps au sein d’un opus majeur, digne pendant du Faust de Goethe. [/spoiler]

Tressaillir • Frissonner • Exciter • Frémir • Trembler

Vendredi 6 décembre 2013 – 20h30
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre
Komives : Thriller ; Liszt : Sonate (transcription pour 15 instruments à vents de J. Komives)
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d’effets.
Alain, Les Idées et les âges

Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient
Charles Baudelaire, Le Crépuscule du matin

Composé en 1989 pour 15 instrumentistes à vents, Thriller est une des œuvres essentielles de la production du compositeur d’origine hongroise Janos Komives (1932-2005).

Son titre prend sa source dans la fascination du compositeur pour le genre cinématographique éponyme “made in Hollywood”, dont il offre un équivalent à travers une « succession en cascade “d’effets”, de “frissons” et d’autres “coups de théâtre” provoqués (cela va de soi), par des moyens musicaux ». Le compositeur souligne « l’ordonnancement formel de la composition, lequel, avec ses “fondus-enchaînés”, ses “flash-back”, ses “fadings”, ses “cuts”, secs et insolites, ses “citations” en clins d’œil nostalgiques ou complices, doit beaucoup aux différentes technique de montage utilisées par le cinéma ».

Janos Komives s’amuse ici avec les codes, climats et atmosphères du cinéma noir, jouant du mystère inhérent à ce genre particulier, puisque la dédicace même (pour Tiltaque)  recèle une énigme et un secret hermétique pour tout autre que les initiés…

Trois ans plus tôt, Janos Komives osait orchestrer la Sonate de Liszt pour 15 instruments à vents, et dans un bref texte, répondait à la question Pourquoi orchestrer la Sonate en si mineur ? :

« La question est justifiée. L’entreprise semble insensée, dérisoire, – sans parler de la témérité qu’elle suppose… Cependant, la Sonate de Liszt possède indiscutablement une dimension symphonique, que ses exégètes n’ont jamais manqué de souligner. Sa démesure formelle, sa tendance à vouloir dépasser les limites instrumentales du piano, ses liens d’inspiration manifestes avec la Faust-Symphonie composée à la même époque (1852/53) ne font que corroborer cette constatation. Des éléments d’ordre plus personnel doivent pourtant compléter la réponse à la question initiale. 

Mes premiers balbutiements sur un clavier ont été guidés par un professeur, qui était l’élève de Liszt. Plus tard, j’ai appris l’essentiel de ce que je sais de la Musique, sous son nom et littéralement à ses pieds : à l’Académie F. Liszt de Budapest, dans cette salle n° 10, dont les portes-fenêtres donnent directement sur une terrasse, où se dresse sa statue haute d’un étage entier. La fréquentation ultérieure et constante de ses œuvres symphoniques et précisément de cette Faust-Symphonie dont la fascination n’est pas prête de me quitter, m’ont peu à peu révélé toute l’intensité de mon admiration devant le musicien et devant l’homme, que certaines affinités de circonstance ne font qu’approfondir.

Un jour ou l’autre, je devais rencontrer la Sonate…1986, avec le centenaire de la mort de Liszt était l’occasion. (…) Faisant fi de la moue prévisible des esthètes frileux, je me suis attelé à ce travail avec une passion et une joie, qui m’ont surpris, moi-même. 

J’attends le verdict, j’attends la réponse : fallait-il donc orchestrer la Sonate en si-mineur ? Certes, les censeurs, les maîtres-penseurs de notre monde sectaire et avide « d’authenticité » acceptent mal les orchestrations, transcriptions et autres arrangements, toujours suspects, toujours condamnables, – comme si leur univers étriqué pouvait quelque chose contre une pratique aussi vieille que la musique elle-même ! Là encore l’exemple de Liszt me guide : Seul compte le résultat ! Seul, le jugement du public est authentique ! »

Ce geste d’amour envers une figure tutélaire – geste audacieux, et ô combien lisztien ! – révélait à la fois la maîtrise d’un orchestrateur remarquable, et sa capacité à faire jaillir de l’original pour piano tout ce qui s’y trouve en germe, à commencer par la dimension symphonique, la variété des couleurs, la diversité des plans et des voix. Mais surtout, cette orchestration met en valeur la qualité synthétique de cette Sonate, à la fois creuset musical entre passé et futur, et répertoire de formes musicales –  variation, fantaisie, sonate et poème symphonique… Entre les échos des fugues de Bach ou le souvenir des accents de l’Egmont beethovénien, et les chorals wagnériens voire mahlériens de la “musique de l’avenir” dont Liszt sera l’un des hérauts, la Sonate se révèle comme le grand Œuvre musical par excellence : une tentative de tout contenir, de réunir l’espace et le temps au sein d’un opus majeur, digne pendant du Faust de Goethe. [/spoiler]

La Passion de Simone

Jeudi 14 novembre 2013 – 19h30
City Theatre of Pavol Orsagh Hviezdoslav – Bratislava
Création mondiale de la version de chambre
théâtre musical / opéra de chambre
Musique : Kaija Saariaho – Livret: Amin Maalouf
Conception et réalisation : compagnie La Chambre aux échos
Aleksi Barrière, mise en scène
Pauline Squelbut, scénographie – Étienne Exbrayat, lumières – Liisa Nieminen, costumes
Yoan Héreau, chef de chant
Karen Vourc’h, soprano solo
Raquel Camarinha, soprano – Magali Paliès, mezzo-soprano –
Johan Viau, tenor- Florent Baffi, baryton-basse
Isabelle Seleskovitch, récitante
Secession Orchestra
Clément Mao – Takacs, direction musicale
Production La Chambre aux échos

 

SECESSION ORCHESTRA, CLÉMENT MAO – TAKACS & les lauréats de la Fondation Cziffra

Vendredi 8 novembre 2013 – 20h30
Chapelle Royale Saint Frambourg | Senlis
concert orchestre
Liszt, Mozart, Schumann, Wagner, Dvorak, Chopin, Falla
Anna Besson, flûte – Agnès Peytour, harpe – Louis Rodde, violoncelle – Éléonore Darmon, violon – Simon Ghraichy, piano
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

À l’occasion de ce concert, Clément Mao – Takacs recevra le titre de « lauréat de la Fondation Cziffra ».

Folk Songs

Samedi 28 septembre 2013 – 15H
Série « Duos Doués »
Mairie du 6ème arrondissement de Paris
musique de chambre : piano & clarinette
Debussy, Kodaly, Bartok, Berg, Ravel, Lutoslawski, Mozart…
Bertrand Laude, clarinette | Clément Mao – Takacs, piano

WAGNER : la mélodie infinie

Jeudi 22 août 2013 – 21h30
Rencontres Musicales de Calenzana
Église Saint Blaise (Calenzana)
concert orchestre + voix + lecture
extraits de  Tannhäuser, Parsifal, Die Walküre, Lohengrin, Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, Tristan und Isolde
Brigitte Fossey, récitante
Marie-Paule Milone, mezzo-soprano
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

¡ Viva España !

Mardi 4 juin 2013 – 20h30
Église de Bougival
Association des Amis de Georges Bizet
concert voix et orchestre
Massenet, VIardot, Wagner, Bizet, Granados, Ravel, Ginastera, Falla
Omo Bello, soprano
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

La vie et le rêve de la vie

Jeudi 30 mai 2013 – 20h30
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre + voix + lecture
Berg, Mahler
Ariane Douguet, soprano
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

Concert réalisé avec le soutien de la Fondation La Poste

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Composés sur des textes écrits au dos de cartes postales par le poète Peter Altenberg, les Cinq Lieder pour orchestre de Berg nous plongent au cœur d’une musique expressive au point de devenir expressionniste. La Nature devient ici le reflet de l’Âme, un miroir où les orages, les tempêtes de neige, la pluie d’été révèlent les tourments intérieurs et le désir d’apaisement, d’équilibre entre ces deux pôles si dififcilement conciliables, la vie rêvée et la vie vécue. Brefs comme des haï-kus,  ces textes aphoristiques (donnés ici en lecture dans la traduction d’Aleksi Barrière) évoquent la fugacité de l’existence et l’immensité des aspiration humaines.

Ils forment un complément idéal à la Quatrième Symphonie de Mahler, l’une des plus « classiques » du compositeur, du moins dans sa forme : s’il emploie bien quatre mouvements comme dans la tradition musicale austro-allemande, Mahler innove en livrant une œuvre au contrepoint raffiné (qui inspirera ses héritiers, au premier rang desquels Berg), mêlant ironie, naïveté feinte et réelle, humour, émotion à fleur de peau et poésie de l’enfance. L’ultime mouvement est ainsi un grand Lied qui nous conte les joies d’un Paradis semblable à une grande cuisine où rôtissent les oies, se multiplient les asperges, avec aux fourneaux les saints, saintes et martyrs : le rêve d’un enfant affamé qui, comme La Petite Fille aux Allumettes, supplée par l’imagination à ce qu’il ne connaît pas ici-bas…

[/spoiler]

La vie et le rêve de la vie

Mardi 28 mai 2013 – 20h30
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre + voix + lecture
Berg, Mahler
Ariane Douguet, soprano
Laurence Cordier, récitante
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Concert réalisé avec le soutien de la Fondation La Poste

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Composés sur des textes écrits au dos de cartes postales par le poète Peter Altenberg, les Cinq Lieder pour orchestre de Berg nous plongent au cœur d’une musique expressive au point de devenir expressionniste. La Nature devient ici le reflet de l’Âme, un miroir où les orages, les tempêtes de neige, la pluie d’été révèlent les tourments intérieurs et le désir d’apaisement, d’équilibre entre ces deux pôles si dififcilement conciliables, la vie rêvée et la vie vécue. Brefs comme des haï-kus,  ces textes aphoristiques (donnés ici en lecture dans la traduction d’Aleksi Barrière) évoquent la fugacité de l’existence et l’immensité des aspiration humaines.

Ils forment un complément idéal à la Quatrième Symphonie de Mahler, l’une des plus « classiques » du compositeur, du moins dans sa forme : s’il emploie bien quatre mouvements comme dans la tradition musicale austro-allemande, Mahler innove en livrant une œuvre au contrepoint raffiné (qui inspirera ses héritiers, au premier rang desquels Berg), mêlant ironie, naïveté feinte et réelle, humour, émotion à fleur de peau et poésie de l’enfance. L’ultime mouvement est ainsi un grand Lied qui nous conte les joies d’un Paradis semblable à une grande cuisine où rôtissent les oies, se multiplient les asperges, avec aux fourneaux les saints, saintes et martyrs : le rêve d’un enfant affamé qui, comme La Petite Fille aux Allumettes, supplée par l’imagination à ce qu’il ne connaît pas ici-bas…

[/spoiler]

La vie et le rêve de la vie

Dimanche 26 mai 2013 – 18h30
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre + voix + lecture
Berg, Mahler
Ariane Douguet, soprano
Laurence Cordier, récitante
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Concert réalisé avec le soutien de la Fondation La Poste

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Composés sur des textes écrits au dos de cartes postales par le poète Peter Altenberg, les Cinq Lieder pour orchestre de Berg nous plongent au cœur d’une musique expressive au point de devenir expressionniste. La Nature devient ici le reflet de l’Âme, un miroir où les orages, les tempêtes de neige, la pluie d’été révèlent les tourments intérieurs et le désir d’apaisement, d’équilibre entre ces deux pôles si dififcilement conciliables, la vie rêvée et la vie vécue. Brefs comme des haï-kus,  ces textes aphoristiques (donnés ici en lecture dans la traduction d’Aleksi Barrière) évoquent la fugacité de l’existence et l’immensité des aspiration humaines.

Ils forment un complément idéal à la Quatrième Symphonie de Mahler, l’une des plus « classiques » du compositeur, du moins dans sa forme : s’il emploie bien quatre mouvements comme dans la tradition musicale austro-allemande, Mahler innove en livrant une œuvre au contrepoint raffiné (qui inspirera ses héritiers, au premier rang desquels Berg), mêlant ironie, naïveté feinte et réelle, humour, émotion à fleur de peau et poésie de l’enfance. L’ultime mouvement est ainsi un grand Lied qui nous conte les joies d’un Paradis semblable à une grande cuisine où rôtissent les oies, se multiplient les asperges, avec aux fourneaux les saints, saintes et martyrs : le rêve d’un enfant affamé qui, comme La Petite Fille aux Allumettes, supplée par l’imagination à ce qu’il ne connaît pas ici-bas…

[/spoiler]

La vie et le rêve de la vie

Vendredi 24 mai 2013 – 20h30
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole – Paris 5)
concert orchestre + voix + lecture
Berg, Mahler
Ariane Douguet, soprano
Laurence Cordier, récitante
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Concert réalisé avec le soutien de la Fondation La Poste

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Composés sur des textes écrits au dos de cartes postales par le poète Peter Altenberg, les Cinq Lieder pour orchestre de Berg nous plongent au cœur d’une musique expressive au point de devenir expressionniste. La Nature devient ici le reflet de l’Âme, un miroir où les orages, les tempêtes de neige, la pluie d’été révèlent les tourments intérieurs et le désir d’apaisement, d’équilibre entre ces deux pôles si dififcilement conciliables, la vie rêvée et la vie vécue. Brefs comme des haï-kus,  ces textes aphoristiques (donnés ici en lecture dans la traduction d’Aleksi Barrière) évoquent la fugacité de l’existence et l’immensité des aspiration humaines.

Ils forment un complément idéal à la Quatrième Symphonie de Mahler, l’une des plus « classiques » du compositeur, du moins dans sa forme : s’il emploie bien quatre mouvements comme dans la tradition musicale austro-allemande, Mahler innove en livrant une œuvre au contrepoint raffiné (qui inspirera ses héritiers, au premier rang desquels Berg), mêlant ironie, naïveté feinte et réelle, humour, émotion à fleur de peau et poésie de l’enfance. L’ultime mouvement est ainsi un grand Lied qui nous conte les joies d’un Paradis semblable à une grande cuisine où rôtissent les oies, se multiplient les asperges, avec aux fourneaux les saints, saintes et martyrs : le rêve d’un enfant affamé qui, comme La Petite Fille aux Allumettes, supplée par l’imagination à ce qu’il ne connaît pas ici-bas…

[/spoiler]

Tu ne dois pas garder la nuit en toi

Jeudi 28 mars 2013 – 20h30
Hôpital Bretonneau (23 rue Joseph de Maistre – Paris 18)
théâtre musical / opéra de chambre
Wagner (extraits de Tristan et Parsifal), Mahler (Kindertotenlieder)
Aleksi Barrière, mise en scène
Oleksandra Turyanska, contralto | Claude Jamain, jeu masqué de Nô
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Production A.R.E.A. et La Chambre aux échos

Durée : 1h10 environ
Ce spectacle sera précédé à 20h d’une présentation et suivi d’une rencontre.
réservation : secession.orchestra@gmail.com

[spoiler title= »à propos de ce spectacle… » open= »0″ style= »1″]

Les Kindertotenlieder sont le récit à la première personne du cheminement intérieur d’une mère endeuillée, des ténèbres du déni et de la culpabilité à la lumière de la résilience.

Gustav Mahler les a composés d’après un témoignage authentique, celui de Friedrich Rückert qui avait écrit 428 poèmes après la perte de ses deux enfants. Rückert, grand orientaliste, traducteur de Rûmi, parle au-delà d’une époque ou d’une confession, dans un langage simple et imagé.

Ce spectacle offre un double regard sur une œuvre dense, en proposant une réflexion sur le deuil : un « opéra de chambre », représentation du périple intérieur de la mère cloîtrée dans son appartement, suivi d’une version inspirée du Nô, où l’ombre du personnage narrera les étapes de son deuil, accompagnée par le jeu masqué de Claude Jamain, sur un mode dissocié caractéristique du théâtre oriental.

Et, entre ces deux interprétations, la musique tantôt mortifère, tantôt lumineuse d’un Richard Wagner imprégné de bouddhisme, qui a tant inspiré son successeur, aussi bien musicalement que thématiquement.

À travers deux lectures d’une même œuvre, deux conventions revisitées, il s’agit de comprendre comment l’histoire d’un individu devient celle, universelle, de toute âme en deuil : l’histoire de ce nécessaire travail de mémoire qui seul peut ramener la paix parmi les vivants.[/spoiler]

Tu ne dois pas garder la nuit en toi

Mardi 26 mars 2013 – 20h30
Hôpital Bretonneau (23 rue Joseph de Maistre – Paris 18)
théâtre musical / opéra de chambre
Wagner (extraits de Tristan et Parsifal), Mahler (Kindertotenlieder)
Aleksi Barrière, mise en scène
Oleksandra Turyanska, contralto | Claude Jamain, jeu masqué de Nô
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Production A.R.E.A. et La Chambre aux échos

Durée : 1h10 environ
Ce spectacle sera précédé à 20h d’une présentation et suivi d’une rencontre.
réservation : secession.orchestra@gmail.com

[spoiler title= »à propos de ce spectacle… » open= »0″ style= »1″]

Les Kindertotenlieder sont le récit à la première personne du cheminement intérieur d’une mère endeuillée, des ténèbres du déni et de la culpabilité à la lumière de la résilience.

Gustav Mahler les a composés d’après un témoignage authentique, celui de Friedrich Rückert qui avait écrit 428 poèmes après la perte de ses deux enfants. Rückert, grand orientaliste, traducteur de Rûmi, parle au-delà d’une époque ou d’une confession, dans un langage simple et imagé.

Ce spectacle offre un double regard sur une œuvre dense, en proposant une réflexion sur le deuil : un « opéra de chambre », représentation du périple intérieur de la mère cloîtrée dans son appartement, suivi d’une version inspirée du Nô, où l’ombre du personnage narrera les étapes de son deuil, accompagnée par le jeu masqué de Claude Jamain, sur un mode dissocié caractéristique du théâtre oriental.

Et, entre ces deux interprétations, la musique tantôt mortifère, tantôt lumineuse d’un Richard Wagner imprégné de bouddhisme, qui a tant inspiré son successeur, aussi bien musicalement que thématiquement.

À travers deux lectures d’une même œuvre, deux conventions revisitées, il s’agit de comprendre comment l’histoire d’un individu devient celle, universelle, de toute âme en deuil : l’histoire de ce nécessaire travail de mémoire qui seul peut ramener la paix parmi les vivants.[/spoiler]

Tu ne dois pas garder la nuit en toi

Dimanche 24 mars 2013 – 17h
Hôpital Bretonneau (23 rue Joseph de Maistre – Paris 18)
théâtre musical / opéra de chambre
Wagner (extraits de Tristan et Parsifal), Mahler (Kindertotenlieder)
Aleksi Barrière, mise en scène
Oleksandra Turyanska, contralto | Claude Jamain, jeu masqué de Nô
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Production A.R.E.A. et La Chambre aux échos

Durée : 1h10 environ
Ce spectacle sera précédé à 16h30 d’une présentation et suivi d’une rencontre.
réservation : secession.orchestra@gmail.com

[spoiler title= »à propos de ce spectacle… » open= »0″ style= »1″]

Les Kindertotenlieder sont le récit à la première personne du cheminement intérieur d’une mère endeuillée, des ténèbres du déni et de la culpabilité à la lumière de la résilience.

Gustav Mahler les a composés d’après un témoignage authentique, celui de Friedrich Rückert qui avait écrit 428 poèmes après la perte de ses deux enfants. Rückert, grand orientaliste, traducteur de Rûmi, parle au-delà d’une époque ou d’une confession, dans un langage simple et imagé.

Ce spectacle offre un double regard sur une œuvre dense, en proposant une réflexion sur le deuil : un « opéra de chambre », représentation du périple intérieur de la mère cloîtrée dans son appartement, suivi d’une version inspirée du Nô, où l’ombre du personnage narrera les étapes de son deuil, accompagnée par le jeu masqué de Claude Jamain, sur un mode dissocié caractéristique du théâtre oriental.

Et, entre ces deux interprétations, la musique tantôt mortifère, tantôt lumineuse d’un Richard Wagner imprégné de bouddhisme, qui a tant inspiré son successeur, aussi bien musicalement que thématiquement.

À travers deux lectures d’une même œuvre, deux conventions revisitées, il s’agit de comprendre comment l’histoire d’un individu devient celle, universelle, de toute âme en deuil : l’histoire de ce nécessaire travail de mémoire qui seul peut ramener la paix parmi les vivants.[/spoiler]

Tu ne dois pas garder la nuit en toi

Vendredi 22 mars 2013 – 20h30
Hôpital Bretonneau (23 rue Joseph de Maistre – Paris 18)
théâtre musical / opéra de chambre
Wagner (extraits de Tristan et Parsifal), Mahler (Kindertotenlieder)
Aleksi Barrière, mise en scène
Oleksandra Turyanska, contralto | Claude Jamain, jeu masqué de Nô
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Production A.R.E.A. et La Chambre aux échos

Durée : 1h10 environ
Ce spectacle sera précédé à 20h d’une présentation et suivi d’une rencontre.
réservation : secession.orchestra@gmail.com

[spoiler title= »à propos de ce spectacle… » open= »0″ style= »1″]

Les Kindertotenlieder sont le récit à la première personne du cheminement intérieur d’une mère endeuillée, des ténèbres du déni et de la culpabilité à la lumière de la résilience.

Gustav Mahler les a composés d’après un témoignage authentique, celui de Friedrich Rückert qui avait écrit 428 poèmes après la perte de ses deux enfants. Rückert, grand orientaliste, traducteur de Rûmi, parle au-delà d’une époque ou d’une confession, dans un langage simple et imagé.

Ce spectacle offre un double regard sur une œuvre dense, en proposant une réflexion sur le deuil : un « opéra de chambre », représentation du périple intérieur de la mère cloîtrée dans son appartement, suivi d’une version inspirée du Nô, où l’ombre du personnage narrera les étapes de son deuil, accompagnée par le jeu masqué de Claude Jamain, sur un mode dissocié caractéristique du théâtre oriental.

Et, entre ces deux interprétations, la musique tantôt mortifère, tantôt lumineuse d’un Richard Wagner imprégné de bouddhisme, qui a tant inspiré son successeur, aussi bien musicalement que thématiquement.

À travers deux lectures d’une même œuvre, deux conventions revisitées, il s’agit de comprendre comment l’histoire d’un individu devient celle, universelle, de toute âme en deuil : l’histoire de ce nécessaire travail de mémoire qui seul peut ramener la paix parmi les vivants.[/spoiler]