Idylles

Lundi 3 décembre 2012 – 20H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Chabrier, Debussy, Liszt, Schönberg, Wagner
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

à propos de ce concert...

Idylles

Dimanche 2 décembre 2012 – 18H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Chabrier, Debussy, Liszt, Schönberg, Wagner
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

« Entre ses enfants, sa maison, le mari aimé et respecté, elle goûte un bonheur à peu près sans mélange. Ce tableau idyllique mérite d’être examiné de plus près… (…) 
Qu’arriverait-t-il si Pierre cessait d’aimer Natacha ? »
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe

C’est un lieu bucolique à souhait, pastoral à l’envi, une Nature paradisiaque et favorable à l’homme, qui forme le cadre de l’idylle ; on ne s’y occupe de rien, sinon de conter fleurette, de soupirer en apprenant la complexe Carte du Tendre, d’y laisser libre cours à son humeur, exubérante, élégiaque ou contemplative, mais toujours – ô comble du lyrisme – centrée sur soi-même. C’est tout le sens de l’églogue de Debussy d’après Mallarmé, cet onanisme mental d’un Faune narcissique préoccupé par ses seuls désirs.
Comme tout est beau, comme tout est merveilleux dans l’idylle ! Tout fleurit comme par enchantement, les ramures se penchent pour caresser les fronts qu’une douce brise rafraîchit… Justement, le tableau est trop parfait, et la naïveté de la vision ne saurait celer la fadeur mièvre qui s’en dégage ; l’idylle se résout le plus souvent par des larmes, se solde par un dur retour à la réalité. Peut-être est-ce là sa raison d’être : la nécessaire confrontation d’un être avec le réel, la prise de conscience de son autarcie et de son autisme affectifs, l’erreur salvatrice permettant d’écarter le voile si confortable de l’illusion.
Précisément, évoquer l’idylle, c’est rechercher la fêlure dans la coupe d’or, comprendre pourquoi ce qui paraissait idéal n’était qu’un leurre. Quelle vision archaïque se cache derrière le sublime chant de Wagner en l’honneur de la mère et de l’enfant ? Que prétendent conter les vignettes pieuses et charmantes coloriées par Liszt ? Ce qui paraissait si évident au début de L’Arbre de Noël se dégrade peu à peu, la légende et les clichés sulpiciens laissant apparaître, par bribes puis par vagues toujours plus insistantes des instantanés de la situation historique contemporaine et des souvenirs douloureux et lancinants.
Le genre de l’idylle ne serait-il pas le dernier refuge d’une ironie subtile, le lieu rêvé pour fronder une société sclérosée et offrir un contre-pouvoir ? A travers des pièces concises, aphoristiques, qui font mouche à chaque fois, se fait jour un art de la critique ; et sous ses dehors « charmants », il semble bien que l’idylle soit une arme redoutable, à la manière de ces « canons cachés sous les fleurs » que Schumann pressentait chez Chopin. [/spoiler]

Idylles

Vendredi 30 novembre 2012 – 20H
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23, rue Joseph de Maîstre, Paris 18e)
concert orchestre
Chabrier, Debussy, Liszt, Schönberg, Wagner
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

« Entre ses enfants, sa maison, le mari aimé et respecté, elle goûte un bonheur à peu près sans mélange. Ce tableau idyllique mérite d’être examiné de plus près… (…) 
Qu’arriverait-t-il si Pierre cessait d’aimer Natacha ? »
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe

C’est un lieu bucolique à souhait, pastoral à l’envi, une Nature paradisiaque et favorable à l’homme, qui forme le cadre de l’idylle ; on ne s’y occupe de rien, sinon de conter fleurette, de soupirer en apprenant la complexe Carte du Tendre, d’y laisser libre cours à son humeur, exubérante, élégiaque ou contemplative, mais toujours – ô comble du lyrisme – centrée sur soi-même. C’est tout le sens de l’églogue de Debussy d’après Mallarmé, cet onanisme mental d’un Faune narcissique préoccupé par ses seuls désirs.
Comme tout est beau, comme tout est merveilleux dans l’idylle ! Tout fleurit comme par enchantement, les ramures se penchent pour caresser les fronts qu’une douce brise rafraîchit… Justement, le tableau est trop parfait, et la naïveté de la vision ne saurait celer la fadeur mièvre qui s’en dégage ; l’idylle se résout le plus souvent par des larmes, se solde par un dur retour à la réalité. Peut-être est-ce là sa raison d’être : la nécessaire confrontation d’un être avec le réel, la prise de conscience de son autarcie et de son autisme affectifs, l’erreur salvatrice permettant d’écarter le voile si confortable de l’illusion.
Précisément, évoquer l’idylle, c’est rechercher la fêlure dans la coupe d’or, comprendre pourquoi ce qui paraissait idéal n’était qu’un leurre. Quelle vision archaïque se cache derrière le sublime chant de Wagner en l’honneur de la mère et de l’enfant ? Que prétendent conter les vignettes pieuses et charmantes coloriées par Liszt ? Ce qui paraissait si évident au début de L’Arbre de Noël se dégrade peu à peu, la légende et les clichés sulpiciens laissant apparaître, par bribes puis par vagues toujours plus insistantes des instantanés de la situation historique contemporaine et des souvenirs douloureux et lancinants.
Le genre de l’idylle ne serait-il pas le dernier refuge d’une ironie subtile, le lieu rêvé pour fronder une société sclérosée et offrir un contre-pouvoir ? A travers des pièces concises, aphoristiques, qui font mouche à chaque fois, se fait jour un art de la critique ; et sous ses dehors « charmants », il semble bien que l’idylle soit une arme redoutable, à la manière de ces « canons cachés sous les fleurs » que Schumann pressentait chez Chopin. [/spoiler]

Folk Songs

Vendredi 16 novembre 2012 – 20h
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau
musique de chambre
Berio, Debussy, Lutoslawski, Milhaud, Respighi
Marianne Seleskovitch, mezzo-soprano | Bertrand Laude, clarinette
Clément Mao – Takacs, piano

[spoiler title= »à propos de ce concert…. » open= »0″ style= »1″]

D’où vient la musique ? Quelle est son origine ? A partir de quel moment a-t-on inventé cette rupture entre musique populaire et musique savante ? Sont-elles si différentes, divergentes ? Et que nous disent-elles, que nous enseignent-elles en ce 21ème siècle ?
C’est à toutes ces questions que tente de répondre ce concert, à travers des œuvres qui jouent de cette dialectique entre musique populaire et musique savante.
Qu’il s’agisse pour Berio de proposer des pastiches qu’il enlumine d’harmonies plus modernes, pour Respighi d’élever au rang d’arie d’opera des chansons arméniennes à tonalité mystique, ou pour Milhaud de reprendre des motifs populaires hébraïques, une même fascination pour le folklore, les folklores se fait jour.
Mais reste à savoir si ce folklore est réel ou fantasmé, à quoi correspond cette quête, et si, malgré les meilleures intentions du monde, son utilisation comme matériau est justifiée : harmoniser une chanson populaire, n’est-ce pas une façon de la figer, de la taxidermiser, de trahir l’essence de son expression – celle d’une liberté et d’une interprétation relevant d’une subjectivité individuelle ?
Car c’est cela que nous entendons à travers l’expression « populaire » : un chant venu du fond des âges, du fond de notre histoire qui soudain nous touche et nous émeut jusqu’aux larmes, parce qu’il a trouvé en nous une résonance. C’est cela que l’on sent confusément dans les pièces de Lutoslawski, où la ligne de démarcation entre savant et populaire est devenue invisible, ou dans ce titre si global de « Rhapsodie » employé par Debussy qui souligne la portée universelle d’une rêverie précise et personnelle dont les contours semblent pourtant appartenir à la rue et à tous.
Il paraît nécessaire aujourd’hui d’entendre ces musiques à condition d’accepter de garder l’esprit éveillé, et de réfléchir :
– aux notions qu’elles véhiculent et dont l’interprétation est souvent dangereusement faussée parce que forcée : racines, identité culturelle et nationale ;
– à ce qu’elles recouvrent le plus souvent : exils, actes politiques, violences morales et physiques ;
– à ce qu’elles disent : l’enfance troublée, la faim, la peur, l’angoisse, la douleur, la perte.
Enfin, il s’agit peut-être de saisir, bien plus que leurs particularités, les convergences de ces musiques vers un lieu enfin débarrassé de nos folies meurtrières et exterminatrices, où l’on considère l’Autre comme un autre soi-même, avec respect et bienveillance. [/spoiler]

Augusta Holmès ou la gloire interdite

Mercredi 24 octobre 2012 – 20h
Théâtre du Grenier (Bougival)
Concert Orchestre – Lecture de correspondances
Holmès, Liszt, Chabrier, Debussy, Massenet, Berlioz, Saint-Saëns, Wagner
Michèle Friang, historienne et auteur de Augusta Holmès ou la gloire interdite
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
réservation : FNAC

Augusta Holmès ou la gloire interdite

Mardi 23 octobre 2012 – 20h
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
Concert OrchestreLecture de correspondances
« Augusta Holmès ou la gloire interdite »
Holmès, Liszt, Chabrier, Debussy, Massenet, Berlioz, Saint-Saëns, Wagner
Michèle Friang, historienne et auteur de Augusta Holmès ou la gloire interdite
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
réservation : FNAC

Augusta Holmès ou la gloire interdite

Lundi 22 octobre 2012 – 20h
Auditorium de la Fondation d’Entreprise La Poste (Paris 15e)
Concert OrchestreLecture de correspondances
Holmès, Liszt, Chabrier, Debussy, Massenet, Berlioz, Saint-Saëns

Michèle Friang, historienne et auteur de Augusta Holmès ou la gloire interdite
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
Soirée privée sur invitation

Augusta Holmès ou la gloire interdite

Dimanche 21 octobre 2012 – 17h
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23, rue Joseph de Maîstre, Paris 18e)
Concert Orchestre – Lecture de correspondances
Holmès, Liszt, Chabrier, Debussy, Massenet, Berlioz, Saint-Saëns
Michèle Friang, historienne et auteur de Augusta Holmès ou la gloire interdite
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
réservation : secession.orchestra@gmail.com

Debussy et la Hongrie

Dimanche 7 octobre 2012 – 18h
Temple Saint Marcel (24 rue Pierre Nicole)
concert orchestre
Liszt, Debussy,  Bartók, Kodály
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

En cette année Debussy, il a paru naturel d’exalter les différents éléments qui font du compositeur français une figure de la modernité. Parmi ceux-ci, il faut remettre à l’honneur le lien qui unit Debussy et la Hongrie.

Tout a commencé lors de son séjour romain à la Villa Médicis : au cours de trois soirées, il rencontre l’abbé Franz Liszt, l’entend parler, l’écoute jouer, et, peut-être, lui présente ses propres compositions – moments de transmission entre le vénérable artiste visionnaire romantique et le jeune talent frondeur ; des extraits de L’Arbre de Noël lisztien viendront souligner cette hérédité musicale.

Puis la Hongrie apparaît comme une terre d’élection à cet homme qui, pourtant n’aime pas voyager : il y trouve une chaleur et un accueil enthousiaste, se plaît à passer du temps à Budapest en écoutant le cymbalum et le violon dans les cafés, et revient ivre de plaisir d’avoir entendu des musiques folkloriques, libres de tout carcan savant et pourtant d’une merveilleuse complexité ; plusieurs lettres attestent ces souvenirs heureux.

Enfin, c’est en maître que Debussy est révéré par la jeune génération des compositeurs hongrois : Bartók, Kodály lui dédient des pièces, le célèbrent, l’imitent parfois, dans un mouvement d’admiration qui illustre bien le mouvement de va-et-vient et la profonde compréhension artistique entre les deux nations. [/spoiler]

Debussy et la Hongrie

Vendredi 5 octobre 2012 – 20h
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23 rue Joseph de Maistre, Paris 18)
concert orchestre
Liszt, Debussy,  Bartók, Kodály
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

En cette année Debussy, il a paru naturel d’exalter les différents éléments qui font du compositeur français une figure de la modernité. Parmi ceux-ci, il faut remettre à l’honneur le lien qui unit Debussy et la Hongrie.

Tout a commencé lors de son séjour romain à la Villa Médicis : au cours de trois soirées, il rencontre l’abbé Franz Liszt, l’entend parler, l’écoute jouer, et, peut-être, lui présente ses propres compositions – moments de transmission entre le vénérable artiste visionnaire romantique et le jeune talent frondeur ; des extraits de L’Arbre de Noël lisztien viendront souligner cette hérédité musicale.

Puis la Hongrie apparaît comme une terre d’élection à cet homme qui, pourtant n’aime pas voyager : il y trouve une chaleur et un accueil enthousiaste, se plaît à passer du temps à Budapest en écoutant le cymbalum et le violon dans les cafés, et revient ivre de plaisir d’avoir entendu des musiques folkloriques, libres de tout carcan savant et pourtant d’une merveilleuse complexité ; plusieurs lettres attestent ces souvenirs heureux.

Enfin, c’est en maître que Debussy est révéré par la jeune génération des compositeurs hongrois : Bartók, Kodály lui dédient des pièces, le célèbrent, l’imitent parfois, dans un mouvement d’admiration qui illustre bien le mouvement de va-et-vient et la profonde compréhension artistique entre les deux nations. [/spoiler]

Debussy et la Hongrie

Mercredi 3 octobre 2012 – 20h
Institut Hongrois (92 rue Bonaparte, Paris 6°)
Concert Orchestre
Liszt, Debussy,  Bartók, Kodály
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

En cette année Debussy, il a paru naturel d’exalter les différents éléments qui font du compositeur français une figure de la modernité. Parmi ceux-ci, il faut remettre à l’honneur le lien qui unit Debussy et la Hongrie.

Tout a commencé lors de son séjour romain à la Villa Médicis : au cours de trois soirées, il rencontre l’abbé Franz Liszt, l’entend parler, l’écoute jouer, et, peut-être, lui présente ses propres compositions – moments de transmission entre le vénérable artiste visionnaire romantique et le jeune talent frondeur ; des extraits de L’Arbre de Noël lisztien viendront souligner cette hérédité musicale.

Puis la Hongrie apparaît comme une terre d’élection à cet homme qui, pourtant n’aime pas voyager : il y trouve une chaleur et un accueil enthousiaste, se plaît à passer du temps à Budapest en écoutant le cymbalum et le violon dans les cafés, et revient ivre de plaisir d’avoir entendu des musiques folkloriques, libres de tout carcan savant et pourtant d’une merveilleuse complexité ; plusieurs lettres attestent ces souvenirs heureux.

Enfin, c’est en maître que Debussy est révéré par la jeune génération des compositeurs hongrois : Bartók, Kodály lui dédient des pièces, le célèbrent, l’imitent parfois, dans un mouvement d’admiration qui illustre bien le mouvement de va-et-vient et la profonde compréhension artistique entre les deux nations. [/spoiler]

L’Aube d’un Art Nouveau

Dimanche 17 juin – 18H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Debussy, Mahler
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Les années 1890 sont riches de promesses artistiques : de Vienne à Paris, un art nouveau semble émerger. Toutes les créations qui en découlent semblent profondément liées à la Nature et à sa représentation.

Claude Debussy invente en prélude à un poème de Mallarmé les volutes subtiles d’un roseau chantant, un poudroiement sonore, un sentiment panthéiste profond. C’est une nature idyllique, idéalisée, mythique dans laquelle des créatures évoluent avec sensualité et sans autre souci que l’assouvissement de leurs désirs… et pourtant, cette partition ouvre clairement une fenêtre sur la modernité.

Gustav Mahler choisit quant à lui d’ouvrir sa Première Symphonie avec un « son », une « résonnance de la nature » selon ses propres mots. Dans ce cadre bucolique, entre cri de coucou, appel de la caille et fanfares lointaines, l’homme serait incongru. Mais cet espace naturel si serein est bien vite gangrené par une ironie qui attaque tout : danses, formules musicales, thèmes populaires, et jusqu’à la tutelle sacro-sainte de Beethoven, rien n’échappe aux distorsions de tout ordre. Avec ce premier opus symphonique, Mahler réalise à la fois la synthèse et la critique de la grande tradition autrichienne et allemande, utilise les propositions audacieuses de Liszt et Berlioz, et impulse clairement un élan vers l’avenir.

Cet avenir sera prolongé par Schönberg, qui avec ses 6 pièces brèves op. 19, rend hommage à la tradition classique, à Mahler, tout en disant adieu à la tonalité. Microcosmes répondant au macrocosme mahlérien, l’op.19 est une stèle marquant clairement la frontière entre un avant et un après, non sans émotion et sans nostalgie, mais avec la même certitude que celle de Rimbaud, celle de la nécessité d’un « départ dans l’affection et le bruit neufs ».

Sous la direction de Clément Mao – Takacs, Secession Orchestra poursuit son exploration du répertoire à travers deux partitions, deux coups d’essai qui sont des coups de maître, à travers lesquelles Debussy, Schönberg et  Mahler nous enseignent que tout acte créateur est fondé sur un regard double, tendre et sévère envers le passé mais aussi fièrement persuadé du caractère novateur de sa vision. [/spoiler]

L’Aube d’un Art Nouveau

Samedi 16 juin – 20H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Debussy, Schönberg, Mahler
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Les années 1890 sont riches de promesses artistiques : de Vienne à Paris, un art nouveau semble émerger. Toutes les créations qui en découlent semblent profondément liées à la Nature et à sa représentation.

Claude Debussy invente en prélude à un poème de Mallarmé les volutes subtiles d’un roseau chantant, un poudroiement sonore, un sentiment panthéiste profond. C’est une nature idyllique, idéalisée, mythique dans laquelle des créatures évoluent avec sensualité et sans autre souci que l’assouvissement de leurs désirs… et pourtant, cette partition ouvre clairement une fenêtre sur la modernité.

Gustav Mahler choisit quant à lui d’ouvrir sa Première Symphonie avec un « son », une « résonnance de la nature » selon ses propres mots. Dans ce cadre bucolique, entre cri de coucou, appel de la caille et fanfares lointaines, l’homme serait incongru. Mais cet espace naturel si serein est bien vite gangrené par une ironie qui attaque tout : danses, formules musicales, thèmes populaires, et jusqu’à la tutelle sacro-sainte de Beethoven, rien n’échappe aux distorsions de tout ordre. Avec ce premier opus symphonique, Mahler réalise à la fois la synthèse et la critique de la grande tradition autrichienne et allemande, utilise les propositions audacieuses de Liszt et Berlioz, et impulse clairement un élan vers l’avenir.

Cet avenir sera prolongé par Schönberg, qui avec ses 6 pièces brèves op. 19, rend hommage à la tradition classique, à Mahler, tout en disant adieu à la tonalité. Microcosmes répondant au macrocosme mahlérien, l’op.19 est une stèle marquant clairement la frontière entre un avant et un après, non sans émotion et sans nostalgie, mais avec la même certitude que celle de Rimbaud, celle de la nécessité d’un « départ dans l’affection et le bruit neufs ».

Sous la direction de Clément Mao – Takacs, Secession Orchestra poursuit son exploration du répertoire à travers deux partitions, deux coups d’essai qui sont des coups de maître, à travers lesquelles Debussy, Schönberg et  Mahler nous enseignent que tout acte créateur est fondé sur un regard double, tendre et sévère envers le passé mais aussi fièrement persuadé du caractère novateur de sa vision. [/spoiler]

L’Aube d’un Art Nouveau

Vendredi 15 juin – 20H
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23, rue Joseph de Maistre, Paris 18e)
concert orchestre
Debussy, Schönberg, MahlerSecession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Les années 1890 sont riches de promesses artistiques : de Vienne à Paris, un art nouveau semble émerger. Toutes les créations qui en découlent semblent profondément liées à la Nature et à sa représentation.

Claude Debussy invente en prélude à un poème de Mallarmé les volutes subtiles d’un roseau chantant, un poudroiement sonore, un sentiment panthéiste profond. C’est une nature idyllique, idéalisée, mythique dans laquelle des créatures évoluent avec sensualité et sans autre souci que l’assouvissement de leurs désirs… et pourtant, cette partition ouvre clairement une fenêtre sur la modernité.

Gustav Mahler choisit quant à lui d’ouvrir sa Première Symphonie avec un « son », une « résonnance de la nature » selon ses propres mots. Dans ce cadre bucolique, entre cri de coucou, appel de la caille et fanfares lointaines, l’homme serait incongru. Mais cet espace naturel si serein est bien vite gangrené par une ironie qui attaque tout : danses, formules musicales, thèmes populaires, et jusqu’à la tutelle sacro-sainte de Beethoven, rien n’échappe aux distorsions de tout ordre. Avec ce premier opus symphonique, Mahler réalise à la fois la synthèse et la critique de la grande tradition autrichienne et allemande, utilise les propositions audacieuses de Liszt et Berlioz, et impulse clairement un élan vers l’avenir.

Cet avenir sera prolongé par Schönberg, qui avec ses 6 pièces brèves op. 19, rend hommage à la tradition classique, à Mahler, tout en disant adieu à la tonalité. Microcosmes répondant au macrocosme mahlérien, l’op.19 est une stèle marquant clairement la frontière entre un avant et un après, non sans émotion et sans nostalgie, mais avec la même certitude que celle de Rimbaud, celle de la nécessité d’un « départ dans l’affection et le bruit neufs ».

Sous la direction de Clément Mao – Takacs, Secession Orchestra poursuit son exploration du répertoire à travers deux partitions, deux coups d’essai qui sont des coups de maître, à travers lesquelles Debussy, Schönberg et  Mahler nous enseignent que tout acte créateur est fondé sur un regard double, tendre et sévère envers le passé mais aussi fièrement persuadé du caractère novateur de sa vision. [/spoiler]

Musique de chambre française pour basson et piano

Vendredi 11 mai 2012 – 20H
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23, rue Joseph de Maîstre, Paris 18e)
concert musique de chambre
Debussy, Pierné, Saint-Saëns, Poulenc, Milhaud, Fauré
Mehdi El Hammami, fagott | Clément Mao – Takacs, piano

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Le concert que propose Secession Orchestra fait partie intégrante de la démarche de cet ensemble, qui vise à démontrer que la qualité d’un orchestre vient également de l’excellence de celles et ceux qui le composent : c’est pourquoi nous avons, dès la création de l’orchestre, choisi de mettre en valeur les talents des musiciens au cours de concerts de musique de chambre. La musique de chambre est un univers particulier, qui permet d’entrer dans la sphère de l’intime. Elle exige une respiration commune, un travail en profondeur où les partenaires, comme dans un ballet, dansent un « pas-de-deux », relancent tour à tour le discours, dialoguent.

C’est aujourd’hui un instrument un peu méconnu, le basson qui sera à l’honneur. Souvent cantonné, au début, à augmenter le volume des sons graves de l’orchestre, longtemps apprécié pour sa capacité à incarner des personnages bougons (le Grand-Père dans Pierre et le Loup  de Prokofiev), grotesques (Alborada del Graziosode Ravel, Marche au Supplice de la Symphonie Fantastique de Berlioz) ou fantastique (L’Apprenti-Sorcier de Dukas) le basson a cependant peu à peu gagné ses lettres de noblesse. Mozart lui donne un beau Concerto et le fait souvent dialoguer dans ses héroïnes d’opéra, révélant notamment la couleur poignante et émouvante de sa tessiture aigüe ; puis, au 19ème siècle, le perfectionnement de l’instrument aidant, il va s’imposer dans tous les orchestres, devenant un instrument essentiel pour les orchestrateurs, notamment grâce à sa capacité à se fondre dans le timbre des autres instruments.

Mais il s’émancipe également, et devient un instrument soliste, pour lequel les compositeurs écrivent une musique particulière : c’est ainsi que Camille Saint-Saëns compose une Sonate qui met en valeur toute l’étendue et la variété de l’instrument. Gabriel Pierné va également écrire une pièce spécifique de belle facture. Pour compléter ce programme, nous montrerons que les bassonistes n’hésitent pas aujourd’hui à conquérir de nouvelles terres : c’est ainsi que nous donnerons la célèbre Elégie de Fauré et la Sonate pour hautbois de Poulenc dans leurs transcriptions réalisées spécialement à l’occasion de ce concert.

Enfin, des extraits des Préludes de Debussy et des pièces pour piano et Milhaud viendront compléter ce joli panorama de musique de chambre française, dans une atmosphère raffinée, subtile, mais aussi passionnée !

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Fêtes Galantes

Dimanche 25 mars 2012 – 18H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Debussy, Massenet
Marion Baglan, soprano colorature
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Cette série de concerts est consacrée aux deux grandes figures que l’on célèbrera en 2012 : Claude Debussy et Jules Massenet.
Avec l’orchestration du trop rarement joué Recueil Vasnier et de la célèbre Suite Bergamasque, c’est tout l’univers ambigu des Fêtes Galantes qui prendra vie : amoureux masqués, étreintes passionnées dans les grands bois muets, langoureux vertiges sous la lumière moqueuse et mélancolique d’un clair de lune…
La voix cristalline et la diction précise de Marion Baglan (soprano colorature) cisèleront les poèmes de Paul Verlaine, Paul Bourget, Théodore de Banville, Théophile Gautier et Stéphane Mallarmé. Des extraits de Werther de Massenet et des pièces de Debussy complèteront ce programme original de musique française.
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Fêtes Galantes

Samedi 24 mars 2012 – 20H
Temple Saint Marcel (24, rue Pierre Nicole, Paris 5e)
concert orchestre
Debussy, Massenet
Marion Baglan, soprano colorature
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″]

Cette série de concerts est consacrée aux deux grandes figures que l’on célèbrera en 2012 : Claude Debussy et Jules Massenet.
Avec l’orchestration du trop rarement joué Recueil Vasnier et de la célèbre Suite Bergamasque, c’est tout l’univers ambigu des Fêtes Galantes qui prendra vie : amoureux masqués, étreintes passionnées dans les grands bois muets, langoureux vertiges sous la lumière moqueuse et mélancolique d’un clair de lune…
La voix cristalline et la diction précise de Marion Baglan (soprano colorature) cisèleront les poèmes de Paul Verlaine, Paul Bourget, Théodore de Banville, Théophile Gautier et Stéphane Mallarmé. Des extraits de Werther de Massenet et des pièces de Debussy complèteront ce programme original de musique française.
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Fêtes Galantes

Vendredi 23 mars 2012 – 20H
Théâtre de l’Hôpital Bretonneau (23, rue Joseph de Maîstre, Paris 18e)
concert orchestre
Debussy, Massenet
Marion Baglan, soprano colorature
Secession Orchestra | Clément Mao – Takacs, direction

[spoiler title= »à propos de ce concert… » open= »0″ style= »1″] Cette série de concerts est consacrée aux deux grandes figures que l’on célèbrera en 2012 : Claude Debussy et Jules Massenet.
Avec l’orchestration du trop rarement joué Recueil Vasnier et de la célèbre Suite Bergamasque, c’est tout l’univers ambigu des Fêtes Galantes qui prendra vie : amoureux masqués, étreintes passionnées dans les grands bois muets, langoureux vertiges sous la lumière moqueuse et mélancolique d’un clair de lune…
La voix cristalline et la diction précise de Marion Baglan (soprano colorature) cisèleront les poèmes de Paul Verlaine, Paul Bourget, Théodore de Banville, Théophile Gautier et Stéphane Mallarmé. Des extraits de Werther de Massenet et des pièces de Debussy complèteront ce programme original de musique française.
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